Des rizières systémiques

C'est quoi ce blog, et surtout c'est quoi ce titre?

« Des rizières », c’est parce que mon stage de fin d’études (sur lequel porte le blog) sera réalisé auprès d’organisations paysannes au Cambodge. C’est la dimension exotique. On imagine déjà les buffles, les chapeaux pointus, voilà.

Comme je ne voulais pas d’adjectif rococo-poético-enchanteur, la « systémique » décrit ce que je vais y faire : étudier des systèmes et des organisations, faire des enquêtes sur les gens et les actions pour un projet de solidarité internationale.

Faire un blog sur son voyage expose toujours à des tendances égocentriques, m’as-tu-vu ou donneuses de leçons. L’angle de vue d’une action de terrain permet, je l’espère, d’y donner un autre intérêt ! Mais il y aura aussi des bouts de portraits, excursions, croquis et journaux de bord classiques, on va pas réinventer le blog !



Publié à 17:18, le 8/04/2010, dans Qui ecrit et pourquoi,
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Qui écrit?

Je suis étudiante… enfin presque dans le monde du travail, mais ça fait encore bizarre de le dire! Donc, à 23 ans, j’ai été étudiante en sciences politiques et sociales puis dans un master professionnel d’analyse et évaluation de projets de solidarité internationale. En gros, un master pour évaluer des actions d’ONGs et aussi un master dont la promo de joyeux drilles m’a fait passer ma meilleure année d’études à Rennes!

Ce blog présente ainsi mon stage de fin d’études (ça veut dire qu’après je suis censée trouver du travail, oui oui) qui se déroulera dans les provinces du Cambodge pendant 5 mois.
Comme vous l’auriez deviné, le virus du voyage frise l’infection généralisée depuis quelques années (cf les blogs en lien), et il paraît que ça s’empire avec l’âge…

 



Publié à 17:18, le 8/04/2010, dans Qui ecrit et pourquoi,
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Quoi qui se passe au Cambodge?

L’ONG Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF), structure d’accueil de mon stage, coordonne deux actions locales au Cambodge :
- un sur la gestion sanitaire des animaux, « SLPP Takeo »
- l’autre sur la réduction de la pauvreté par la structuration d’organisations paysannes, « Komrong Daikou ».

N’étant ni agronome ni vétérinaire, ma mission est d’évaluer par les sciences sociales une méthode employée dans le projet « Komrong Daikou ». En gros, je vais collecter les documents et infos sur cette méthode, faire des enquêtes auprès des organisations paysannes et réaliser des analyses sur les organisations.
Dans quel but ? Mieux définir, faire des recommandations et diffuser cette méthodologie.

 



Publié à 17:16, le 8/04/2010, dans Qui ecrit et pourquoi, Cambodge
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Destination : Cambodia



Publié à 03:28, le 8/04/2010, dans Qui ecrit et pourquoi, Cambodge
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Parce que...

Sur l’efficacité, j’espère du moins, qu’un ensemble de micro actions de terrain peut apprendre autre chose qu’à se brosser les dents ou distribuer du riz. Je pense aux « devenirs révolutionnaires » de Deleuze, même si je déforme sans doute horriblement le truc pour mieux le comprendre. Mais ce que j’en retiens, c’est quand la « conscience » et donc le pouvoir de négociation des gens s’affirment par leur participation. D’où l’importance de ces développements localisés pour compléter (et pas exclure non plus) les politiques institutionnelles de développement très énarques, du style: « On a les idées, vous les appliquez ».

Sur la vision occidentale du développement où les ONG s’occupent de penser à la place des autres, voilà une question à garder dans la caboche. Les guéguerres et jeux de pouvoirs d’hier font que les règles internationales d’aujourd’hui donnent plus de bonbons au Nord (plus d’informations et de finances). Bon. C’est aux associations d’avoir conscience de cette inégalité construite, et de la réarticuler avec les savoirs et capacités locales.
Mais il serait dommage de carrément jeter avec l’eau du bain un « Nord » envahisseur, et de saigner les coopérations par peur de domination. En poussant un peu, ça serait aussi extrémiste que du sarkozysme !  Tout le monde dehors !
Ce dont rêvent tant de jeunes partout dans le monde est, me semble-t-il par petite expérience, de voyager. Même si « partir » reste un privilège de notre génération et notre région, l’idéal de découverte de l’autre est à promouvoir, l’imaginaire de l’inconnu est à activer par de vraies rencontres, même si il accompagne des objectifs divers (faire fortune, échapper à la misère, se chercher soi, apprendre …).
Et tout simplement, repenser le développement depuis un bureau sans jamais avoir vu de quoi on parle, on imagine bien à quoi cela peut dériver.

Enfin (et c’est plus personnel), si tous ces centres commerciaux high tech, ces maisons tout confort, ces familles de « blonds » … sont l’aboutissement du « développement », alors je me dis que peut-être on a raté quelque chose, et j’aimerais trouver ce quelque chose dans ces autres sociétés, ces autres systèmes de vie. Connaître, m’abreuver, apprendre d’eux et de leur différence. Bah, il n’y aura jamais de vraies réponses. Tout au plus quelques justifications !



Publié à 06:58, le 4/04/2010, dans Qui ecrit et pourquoi, Cambodge
Mots clefs : Reflexion


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